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Bénin

  • Jour 14 (09/04/2018) : Retour en Belgique, Retour sur l’expérience vécue : le mot des professeurs

    Jour après jour, nous avons pu constater que nos élèves gagnaient en maturité et que leur perception du monde évoluait au rythme des missions de reconnaissance sur le terrain et des ateliers de débriefing pris en charge par Iles de Paix.

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    Ce projet ne développe pas uniquement des valeurs ou du savoir-être, il développe également des compétences, notamment en matière de témoignages. Nos élèves se sont formés à la sélection d'informations. Chaque jour, nos élèves deviennent de véritables reporters photos, vidéos et écrivent les textes que vous pouvez lire...

    Ce projet a considérablement bouleversé notre école et sa capacité à se lancer dans des projets de grandes envergures citoyennes.

    Nous tenons à remercier Terry, Audrey et Magali d’Iles de Paix pour leur expertise et leur soutien indéfectible sur place. Sans nos trois drôles de dames, l’aventure n’aurait pas été aussi intense, conscientisante et humaine…

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    Les semaines qui viennent seront tout aussi chargées, car nous allons préparer notre témoignage retour et notre semaine Bénin à l’école. Nous avons hâte de vous partager le travail de nos élèves et nous vous y attendons nombreux.

    Pour l’heure, prenez le temps de lire leurs aventures écrites par eux-mêmes et de commenter chaque article. Cela leur tient à cœur. Cela nous tient à cœur.

    A bientôt !

     

  • Jour 9 (04/04/2018) : une visite à l’orphelinat ‘Le bon Samaritain’

    Ce mercredi 04 avril, nous avons accompagné Fiacre, l’un de nos accompagnateurs locaux et il nous a permis de rendre visite aux enfants de l’orphelinat ‘Le bon Samaritain’ dans lequel Fiacre travaille en tant qu’éducateur. Nous avons même eu le temps d’interviewer Fiacre qui est considéré comme un grand frère ici. Nous avons été accueillis par les enfants et ils ont été nos guides pour la matinée.

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    Septante enfants vivent dans cet orphelinat, ils ont entre 3 et 24 ans. Il s’agit principalement d’enfants maltraités, d’orphelins ou encore d’enfants des rues. Ils sont tous scolarisés.

    Le personnel travaille en collaboration avec ‘Un enfant, Une terre’, ce qui permet aux enfants de bénéficier de soins médicaux gratuits.

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    Les filles et les garçons dorment dans des dortoirs séparés. Ils participent à toutes les tâches de la vie quotidienne de l’orphelinat : le ménage, la vaisselle, l’entretien du potager et des animaux. L’orphelinat possède même une petite bibliothèque et une chapelle.

    En ces temps de grèves dans les écoles publiques béninoises, ils ont été plus que ravis de trouver de nouveaux compagnons de jeux, qui les ont sortis l’espace d'un instant de leur quotidien. Au menu, un match de football, un 123 soleil, des danses, mais aussi de nouveaux jeux typiquement africains.

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  • Jour 8 (03/04/2018) : de nouveau sur le terrain à Cobly avec les partenaires d’IDP

    Une journée à Cobly : une approche holistique vis-à-vis de la sécurité alimentaire

    Ce 3 avril, à mi-parcours de notre séjour au Bénin, nous voilà de nouveau sur le terrain avec Iles de Paix afin de passer une journée à Cobly. Le programme 4 visites de différentes actions que mènent Iles de Paix au Bénin avec d’autres intervenants. La journée a commencé par une visite d’un site de maraichage à Tapoga, d’un magasin de stockage, nous avons ensuite découvert les interventions de la Croix Rouge et enfin les greniers traditionnels améliorés. Au cours de cette journée chargée, nous avons pu comprendre l’approche holistique menée par les Iles de Paix concernant principalement la sécurité alimentaire à plusieurs niveaux.

    Site de maraichage à Tapoga

    Quand nous sommes arrivés sur le site de maraichage, nous avons été très bien accueillis par les femmes et les enfants qui travaillent sur le terrain. Nous avons commencé par nous présenter et expliquer la raison de notre présence. Des explications sur la mise en place du site nous ont été données. Il y a une variété de légumes qui sont cultivés sur place, différentes techniques sont utilisées pour l’entretien de chaque culture, aucun engrais chimique n’est utilisé sur les cultures. Cependant l’accès à l’eau et l’insécurité du terrain sont deux problèmes à ne pas négliger. Nous avons alors eu des explications sur les besoins et surtout les objectifs que les bénéficiaires s’étaient fixés. Premièrement la production de récoltes à vendre certes, et aussi à consommer au sein des ménages. Puisque 34 personnes travaillent et se partagent le terrain, chaque ménage possédant 7 planches. Pour le futur, ils envisageraient d’agrandir le site afin d’augmenter le nombre de bénéficiaires une fois qu’ils pourront trouver une solution au problème de la sécurité du site. Suite à cette visite bien enrichissante, nous avons été épatés par leur travail accompli au quotidien depuis l’aménagement du site c’est-à-dire un an.

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    Magasins de stockage

    La deuxième visite de la journée consistait à comprendre les deux types de vente qui existent, la vente groupée et le warrantage. La première consiste à la mise en vente de la quantité déclarée par le producteur et la deuxième est un système permettant de stocker ses récoltes au sein de magasins qui en contrepartie permet au producteur de recevoir un crédit par la banque. Ce système permet alors d’éviter une vente sans planification des récoltes et surtout une sécurité alimentaire en période de soudure précédent la période sèche. L’augmentation de bénéfices pour les producteurs est un des éléments principaux de cette technique de warrantage.

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    Interventions de la Croix-Rouge

    Cette troisième visite nous a permis de comprendre les interventions menées par la Croix-Rouge en appui aux autres interventions déjà menés dans le village. En effet, la malnutrition est un problème majeur touchant les enfants et les femmes enceintes. C’est pourquoi un comité formé de 14 femmes motivées et bénévoles se préoccupant de ce problème a été créée. Celles-ci, après avoir suivi une formation de 3 jours, pouvaient ainsi mieux comprendre les enjeux de la malnutrition et ainsi conseiller les autres femmes du village. Ces femmes-modèles conseillent les mamans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes en leur montrant des exemples de recettes à reproduire, de nourriture à éviter de donner aux enfants et celle à privilégier. Cette action initiée par la Croix-Rouge permet aujourd’hui aux femmes-modèles de sensibiliser plus de femmes qui à leur tour en touchent d’autres.

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    Les greniers traditionnels améliorés

    Notre dernière visite de la journée consistait à de voir de plus près des greniers traditionnels et surtout comparer ces greniers aux greniers améliorés. En effet, les villageois devaient faire face à de multiples problèmes dont l’accès difficile, à la pourriture à cause de la pluie, des poussières et des insectes. Face à ces problèmes, des intervenants extérieurs (techniciens d’IDP) sont descendus sur le terrain afin de constater les problèmes survenus sur les récoltes stockés par ceux-ci dans des greniers traditionnels et apportés des améliorations de ces greniers. Un socle en pierres soutenant le grenier et évitant le contacte avec le sol, la présence d’un couvercle pour limiter le contact avec l’air et l’installation de vannes sur les faces inférieurs pour faciliter l’accès aux récoltes. Ces greniers traditionnels améliorés (GTA) peuvent contenir jusque 5 tonnes de mais, riz, etc. et les préserver pendant une plus longue période, ce qui diminue de moitié les pertes.

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    En bref, cette journée très longue en visite, mais riche en apprentissage, nous a permis de faire le lien entre les différentes actions menées par IDP avec d’autres partenaires afin de garantir la sécurité alimentaire. L’intervention de différents acteurs présents sur le terrain ou pas, illustre bien l’approche holistique vis-à-vis d’une problématique touchant un grand nombre de personnes. Une fois que les récoltes sont faites, il faut évidemment les stocker pour garantir la nutrition au sein de son ménage, parfois en vendre pour faire du bénéfice et tout cela n’est pas possible si on ne comprend pas l’enjeu de cette insécurité alimentaire pourrait engendrer.