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Institut de la Sainte-famille - Page 5

  • Jour 6 (01/04/2018) : Les chutes de Kota, un souvenir inoubliable !

    Ce dimanche après-midi (1er avril), nous avons pris le mini van en direction des chutes de Kota. Ce n’était pas très loin de notre résidence. Nous étions enthousiastes mais nous n’étions pas certains de pouvoir nous baigner car nous sommes en période sèche, il pleut donc très peu et la filtration des bactéries grâce au courant de l’eau est moins efficace. A notre arrivée, nous nous sommes dit que cela ressemblait à un parc touristique comme on en trouve en Espagne. Mais lorsque nous avons aperçu les chutes, nous avons été émerveillés par la beauté tropicale de cet endroit. Indescriptible, magique, un véritable endroit paradisiaque.

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    Pour beaucoup d’entre nous, l’expérience était inédite puisque nous avons eu le droit d’approcher la cascade à la nage. Quel plaisir par cette chaleur étouffante. Nous avons pu nager jusqu’aux rochers et sentir l’eau de la cascade tomber sur nos épaules. L’autre surprise du jour était la venue de nos correspondants. Ils n’ont pas pu venir nager avec nous. Malheureusement, leur encadrant ne les ayant pas autorisés. Sans doute car certains d’entre eux ne savaient pas nager. Cet après-midi s’est clôturé par une petite randonnée dans les collines boisées de Kota. Nous avons ensuite pris le van pour rentrer chez nous à l’auberge. En bref, une journée inoubliable !

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  • Jour 5 (31/03/2018) : Le fonio et le groupement de femmes transformatrices…

    Samedi 31 mars, nous sommes partis à Koutounga à la rencontre d’un autre groupement de femmes qui s’occupe de la transformation du fonio. Il s’agit d’une céréale très riche en vitamines comparable à la semoule cuisinée en couscous ou en bouillie. Les petites graines restent néanmoins très difficiles à décortiquer.

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    Cependant, l’intérêt de cultiver le fonio réside dans sa capacité à se développer sur des terres très peu fertiles, ce qui permet de contribuer à une certaine sécurité alimentaire dans le nord du Bénin. Les femmes du village nous ont montré et expliqué tout le processus de transformation de cette céréale, travail très minutieux et physique. Celui-ci, contrairement à la transformation du riz se fait sans l’appui d’une machine.

  • Jour 4 (30/03/2018) : Sur le terrain avec Iles de Paix…

    Nous sommes vendredi 30 mars et la journée commence très tôt avec un atelier de conscientisation aux projets et missions d’Iles de Paix. Iles de Paix développe des structures permettant aux villageois africains, et notamment aux groupements de femmes, d’acquérir des techniques et des compétences pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins de façon autonome. Les principes de Self-Help et d’essaimage sont au cœur d’Iles de Paix. En effet, si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toute sa vie.

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    Notre premier chantier, situé à Materi, nous a plongé dans le maraichage. Là-bas, nous avons rencontré Tontoro, le conseiller technique communautaire d’IDP. Nous avons exploré les champs cultivés et abordé le maraichage au travers de questions que nous avons décidé de poser aux intervenants. Des explications nous ont été données sur les nouvelles techniques agricoles qui permettent de cultiver avec succès dans des conditions climatiques parfois peu favorables. En effet, au Nord, il n’y a qu’une saison des pluies. La diversification des cultures, les pépinières, le composte (liquide et solide), l’engrais naturel et la pompe d’eau associée à un groupe électrogène favorisent le succès et le rendement des cultures.

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    Après ces explications, nous sommes entrés en contact avec les femmes qui travaillent quotidiennement sur le maraichage. Une discussion ouverte et simple s’est déroulée entre elles et nous. Elles nous ont posé des questions, aussi, notamment sur le pourquoi de notre présence ici.

    Les techniques apportées par IDP, Jura-Afrique, Bupdos et Erad ont considérablement amélioré la qualité de vie des habitants et luttent en faveur de la sécurité alimentaire des locaux, c’est-à-dire garantir une alimentation quotidienne saine, variée et un revenu issu de la vente de produits agricoles de qualité.

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    La deuxième partie de la journée est consacrée à la rencontre d’un groupement de femmes qui travaille à la transformation du riz. Ces femmes récoltent dans les rizières le riz paddy, non transformé, encore dans son enveloppe, sa coque. Ensuite, elles entament le vannage, elles tamisent en quelque sorte le riz afin d’en enlever les impuretés. Une fois le riz débarrassé de ses impuretés, elles le placent dans une machine qui permet de le décortiquer et le transformer en riz blanc. Elles en gardent les enveloppes pour nourrir les bêtes.

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    Pour la petite information, ces femmes, si courageuses, ont tenu à maintenir la rencontre malgré le deuil qui frappait le village. L’accueil était plus que chaleureux et leur enthousiasme a déteint sur nous tous.